Le portail des titulaires de permis et le registre public sont présentement hors service pour des raisons de maintenance.

Politique du Conseil no 1 – Fonctionnement du CABAMC – Son approche fondée sur des principes à la réglementation et à la gouvernance

1. Introduction et survol

Table des matières

Le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur le Collège des agents de brevets et des agents de marques de commerce à la fin de 2018, dans le cadre de sa Stratégie nationale d’innovation. En 2019, ils ont nommé un Conseil d’administration provisoire pour mettre l’organisation en place et la gérer. Au printemps 2020, le Conseil a nommé un président-directeur général (PDG) pour poursuivre ce travail.

Voici le plan du Collège pour le fonctionnement d’un nouvel organisme de réglementation de protection de l’intérêt public qui est à la fine pointe de la technologie en ce qui a trait aux professions dans le domaine de la propriété intellectuelle. Il vise à aider les personnes concernées, c’est-à-dire les membres du Conseil d’administration et des comités, le PDG et le personnel, les adjudicateurs, les titulaires de permis et le public, à comprendre le fonctionnement du Collège. Étant donné que cette forme d’exploitation diffère de beaucoup d’organismes de réglementation « autonomes » des professions au Canada et ailleurs, il est crucial de la documenter. Cela lui permettra d’entamer ses activités correctement et de maintenir cette forme d’opération au lieu de déclarer forfait et passer à d’autres structures qui pourraient être supposées convenables par certains puisqu’elles sont utilisées par d’autres organismes de réglementation.

Cela fait partie d’une série de documents qui fournissent des paramètres pour le fonctionnement du Collège. Ce document rassemble son approche, tandis que d’autres documents expliquent l’ensemble des opérations du Collège1. Ce document ne fait pas autorité : les documents faisant autorité sont les lois, les règlements et les politiques.

Qu’est-ce que le CABAMC?

Le Collège est l’organisme de réglementation des agents de brevets et de marques de commerce au Canada. Si quelqu’un veut se présenter comme agent de brevets ou de marques de commerce, ou agir au nom de ses clients dans le cadre de ses relations avec l’Office de la propriété intellectuelle du Canada (où les brevets et les marques de commerce sont enregistrés), il doit être titulaire de permis du Collège. Il s’agit d’un organisme de réglementation national qui est unique. Il n’y a pas d’organisme de réglementation provincial des agents de brevets et de marques de commerce2.

Que fait le CABAMC?

La Loi stipule :

  • Le Collège a pour mission de régir les agents de brevets et les agents de marques de commerce dans l’intérêt du public afin d’améliorer la capacité du public d’obtenir les droits conférés sous le régime de la Loi sur les brevets et de la Loi sur les marques de commerce.3

Dans la pratique, cela signifie ce qui suit :

  • Le Collège s’assure que les personnes qui entrent dans la profession répondent à ses normes de compétence professionnelle et d’éthique. Pour ce faire, il :
    • définit des normes de compétence pour les personnes qui souhaitent obtenir un permis en tant qu’agent;
    • exige des agents stagiaires qu’ils travaillent avec un agent expérimenté pendant deux ans;
    • fait passer au candidat un examen pour s’assurer qu’il satisfait aux normes de compétence du Collège pour les emplois au bas de l’échelle;
  • Le Collège délivre ensuite une licence d’exploitation de brevet ou de marque de commerce et exige son renouvellement chaque année. Les frais de permis financent ses activités.
  • Le Collège établit des normes d’éthique et de pratique pour les agents et les applique au moyen d’une variété de techniques, y compris des services consultatifs et des services de soutien, et un système de plaintes et de mesures de discipline, au besoin.
  • Une fois qu’ils sont pleinement opérationnels, les titulaires de permis doivent s’assurer d’être couverts par une assurance responsabilité civile professionnelle obligatoire, et le Collège exige d’eux qu’ils prennent les mesures nécessaires pour démontrer qu’ils demeurent compétents.
  • Le Collège doit également planifier une collaboration avec la collectivité professionnelle pour encourager l’équité et la diversité dans la profession, étendre les services d’agents et soutenir l’innovation dans l’économie canadienne, dans la façon de travailler des agents de brevets et de marques de commerce et dans la protection des droits de propriété intellectuelle au Canada.

Qui est responsable?

Le Collège a un Conseil d’administration, des comités, un PDG, un registraire et du personnel.

Le Conseil d’administration compte sept membres : quatre sont nommés par le ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, les trois autres directeurs sont élus parmi les quelque 2 500 titulaires.

Le Conseil d’administration a la responsabilité générale de veiller à ce que le Collège remplisse le rôle décrit dans la Loi. Il le fait en donnant des instructions au PDG, puis en surveillant ce que fait le Collège, et surtout, ce qu’il accomplit.

Le Conseil donne ses principales instructions en adoptant des règlements et des politiques et adopte des plans d’affaires et des budgets annuels ainsi qu’un plan stratégique et des valeurs organisationnelles. Les règlements précisent les responsabilités de chacun et, en général, les règles opérationnelles et les règles de gouvernance. Le Conseil a adopté trois politiques fondamentales qui donnent le ton quant au fonctionnement du Collège et à sa méthodologie : objectifs réglementaires, normes réglementaires et principes réglementaires. Elles sont décrites en détail plus loin dans le présent document.

Les instructions du Conseil sont données par le PDG, le registraire et le personnel, ainsi que par cinq comités.

La majeure partie du travail du Collège est effectuée par le PDG, le registraire et le personnel. Ils traitent toutes les interactions avec les titulaires de permis, les membres et le public. Plus loin dans ce document, nous décrivons ce travail de manière détaillée.

Le personnel et le Conseil sont assistés par cinq comités :

  • Le Comité d’inscription – Le Collège veut s’assurer que ses décisions réglementaires sont équitables. Si le personnel prend une décision et qu’un stagiaire ou titulaire de permis n’est pas d’accord, il peut faire appel de cette décision devant le Comité d’inscription.
  • Les Comités des enquêtes et de la discipline – Lorsque des préoccupations se posent quant à savoir si un agent agit de façon éthique ou compétente, que ces préoccupations ne peuvent être résolues ou traitées à un stade précoce et qu’il y a des preuves d’inconduite ou d’incompétence professionnelle, ces préoccupations feront l’objet d’une enquête et seront renvoyées au Comité des enquêtes. Le cas échéant, ce comité renverra une plainte au Comité de la discipline aux fins de décision officielle.
  • Le Comité de vérification et des risques – Il aide le Conseil d’administration en collaborant avec le personnel pour traiter de la gestion financière et, plus généralement, de l’évaluation et de la gestion des risques.
  • Le Comité des candidatures et de gouvernance – Il aide le Conseil d’administration dans son rôle de planification de la relève en collaborant avec le gouvernement à la nomination des membres du Conseil, à la supervision du processus d’élection des membres du Conseil parmi les titulaires de permis et à la nomination des membres des comités qui seront nommés par le Conseil.

Le Collège peut créer d’autres comités lorsqu’il se lance dans de nouvelles activités ou qu’il traite de nouvelles questions.

Caractère distinct du Collège

Le CABAMC est un tout nouvel organisme de réglementation. Il n’est pas né d’une autre organisation. Le Collège a construit un nouvel organisme de réglementation à partir de rien.

La plupart des membres du Conseil sont des directeurs qui ne sont pas titulaires de permis. Cela découle du mandat du Collège de protéger l’intérêt public. Les membres apportent un grand éventail de compétences à la table du Conseil, tiennent le Collège au courant de son mandat d’intérêt public et apportent une transparence à son travail.

Le Collège est axé sur les résultats. Le PDG a la responsabilité d’administrer les programmes de réglementation, puis d’en faire rapport au Conseil d’administration. Ensemble, ils déterminent si ces programmes produisent les résultats précisés par le Conseil.

Le Collège est animé par un ensemble de politiques conçues pour aboutir à une réglementation de haute qualité. Il a étudié les organismes de réglementation en tête de classement dans le monde et a modélisé ses pratiques et ses opérations de réglementation en fonction de ceux-ci.

Le Collège est géré professionnellement. La réglementation de la profession est un travail important et exige du personnel possédant l’expérience et l’expertise appropriées en matière de réglementation des services professionnels.

Le Collège s’engage à consulter les intervenants afin de comprendre l’impact et les résultats de ses plans ou de ses décisions réglementaires, y compris les politiques qu’il met en place.

Le Collège est un organisme national. La plupart des organismes de réglementation des professions au Canada sont provinciaux ou territoriaux. Étant donné que les brevets et les marques de commerce relèvent du gouvernement fédéral, il en va de même de la réglementation des agents autorisés à traiter avec l’Office de la propriété intellectuelle du Canada.

Le Collège est virtuel – sa méthode principale de faire des affaires est virtuelle. En tant qu’organisme de réglementation moderne, il n’a pas l’intention d’avoir un bureau central, et la plupart de ses réunions auront lieu en ligne.

Quand cela arrivera-t-il?

La première Loi a été adoptée en 2018. Depuis 2019, le Conseil d’administration, et, à partir de 2020, le PDG, réalisent la planification pour l’organisation. On s’attend à ce que le Collège devienne une entreprise en démarrage fonctionnelle au début de l’été de 2021. Par ailleurs, on s’attend à ce que quatre années de plus soient nécessaires pour rendre tous les aspects prévus du travail opérationnels.

2. Le modèle de gouvernance

Le modèle de gouvernance retenu est un conseil de gouvernance des politiques dont le PDG ou le registraire est le seul employé.

Au sein du Collège, les rôles de PDG et de registraire sont combinés sous la responsabilité d’une seule personne, le PDG. Ce dernier est responsable du leadership, de la gestion et des opérations. Le registraire est responsable du maintien des politiques et des processus réglementaires et de la prise de décisions réglementaire initiale.

Conformément au modèle de gouvernance selon lequel le PDG est le seul employé, la fonction de registraire sera confiée à ce dernier, qui la déléguera à un registraire adjoint, et, au besoin, aux employés ou aux entrepreneurs. Les décisions du registraire seront examinées en vertu des politiques ou des règlements administratifs.

Le Conseil d’administration et le PDG intégreront l’approche décrite dans le présent document à leurs travaux.

La manière d’accomplir le travail

Ce qui suit est une description des différents acteurs du Collège : le Conseil d’administration, les comités, le PDG et le personnel, et la manière dont diverses lois les lient. La description des travaux du Collège est décrite de manière générale, avant de l’être en détail. Les rôles du Conseil d’administration, des comités et du personnel se trouvent dans la Loi, le Règlement, les règlements administratifs, les politiques de gouvernance adoptés par le Conseil et les politiques réglementaires adoptées par le registraire. Pris ensemble, ils définissent comment le travail est accompli et qui le réalise. La publication de tous les documents de politique est une exigence essentielle, de sorte que le public et les titulaires de permis sont conscients du fonctionnement du Collège, de sa prise de décisions et des changements qu’il effectue en réponse à de nouvelles circonstances. La Loi établit le CABAMC et crée son mandat. Elle décrit en détail la tenue des registres officiels des titulaires de permis, ainsi que les structures (y compris deux comités législatifs) et les processus de traitement des plaintes et des audiences sur la conduite professionnelle. Le Règlement, adopté par décret, établit des critères pour plusieurs des obligations réglementaires du Collège, notamment les exigences en lien avec l’autorisation d’exercer. Le reste du travail de l’organisme de réglementation relève du Conseil d’administration et du registraire. Les règlements administratifs énoncent les détails de la gouvernance d’entreprise, tels que les responsabilités du Conseil d’administration, du PDG et du registraire, la façon dont les directeurs sont nommés et élus, et les mandats pour le fonctionnement de l’organisation, dont les finances. Les règlements administratifs et les politiques définissent les mandats et les processus des programmes de réglementation, y compris l’autorisation d’exercer et le maintien de la licence. Trois politiques clés du Conseil décrivent :
  • ce que doit accomplir le Collège (les objectifs réglementaires);
  • les activités du Collège et la façon dont les programmes sont exécutés (les normes réglementaires);
  • la façon dont le Collège prend des décisions réglementaires (les principes réglementaires).
Prises ensemble, ces politiques décrivent ce qu’il faut faire et fournissent un « code de conduite » pour le fonctionnement du Collège. Le Collège commencera par quatre programmes/activités clés :
  1. les admissions et les inscriptions;
  2. les plaintes et les mesures disciplinaires;
  3. l’assurance responsabilité civile professionnelle obligatoire;
  4. la gouvernance, y compris les élections et les nominations au Conseil d’administration et les nominations aux comités.
Une fois que ces programmes seront opérationnels (bien que l’élaboration d’autres programmes puisse être planifiée), on commencera à travailler sur d’autres programmes comme :
  1. les pratiques en matière d’innovation et de propriété intellectuelle (PI);
  2. une aptitude continue;
  3. des examens d’assurance de la qualité;
  4. l’élaboration de normes de pratique et la formulation de conseils;
  5. le perfectionnement des compétences et le perfectionnement professionnel continus;
  6. des programmes gratuits.
Un calendrier de mise en œuvre de haut niveau se trouve à l’annexe 3. Les règlements administratifs imposent un mandat à trois comités supplémentaires : le Comité des candidatures et de gouvernance, le Comité d’inscription et le Comité de vérification et des risques. Ils décrivent comment ces comités sont nommés, comment ces postes peuvent devenir vacants et comment ils sont comblés. Les membres du comité exigeront des compétences particulières, ainsi qu’une combinaison de représentants du public et de titulaires de permis. Les détails des exigences des comités figureront dans le mandat publié. À l’aide de cette documentation comme guide, le travail est réparti comme suit : PDG/registraire et personnel
  • assumer la responsabilité principale des transactions réglementaires avec les stagiaires, les titulaires de permis et le public, conformément au Règlement et aux règlements administratifs. Cela comprend l’inscription des stagiaires et des titulaires de permis, la tenue de tous les dossiers, y compris le registre des agents, l’administration et le contenu des évaluations des compétences, le renouvellement annuel des permis, y compris les paiements, et la réception de plaintes et d’énoncés des préoccupations concernant le comportement des titulaires de permis ou des stagiaires. Les décisions d’enregistrement peuvent faire l’objet d’un appel devant le Comité d’inscription, devant lequel le Collège peut être représenté par le personnel ou par un avocat, sur instruction du PDG, du registraire ou d’un délégué. Les préoccupations concernant la conduite d’un titulaire de permis qui ne peuvent être réglées de manière consensuelle à un stade précoce et qui soulèvent des questions d’inconduite ou d’incompétence possible doivent être renvoyées au Comité des enquêtes, sous réserve des documents d’orientation appropriés. Le Comité des enquêtes déterminera s’il doit transmettre le dossier au Comité de discipline aux fins d’arbitrage;
  • appuyer le Conseil d’administration dans sa surveillance, son orientation stratégique, ses relations avec les intervenants (gouvernement, industrie et profession) et sa mesure du rendement (résultats réglementaires et gouvernance);
  • administrer les réunions du Conseil d’administration et des comités, fournir des ordres du jour, des avis, des documents d’information et des comptes rendus, effectuer des recherches sur les politiques, les questions opérationnelles et les pratiques exemplaires partout dans le monde, et fournir des conseils et des avis;
  • administrer les élections pour les postes du conseil d’administration et le recrutement pour les postes des comités, sous réserve de la supervision du Comité des candidatures et de gouvernance.
  • administrer l’organisation, y compris toutes les politiques et opérations opérationnelles liées à la planification et au financement des activités, à l’analyse des risques (organisation et réglementation), à la technologie de l’information, à la gestion des ressources humaines et au respect des exigences législatives, y compris la protection de la vie privée, l’accès à l’information, le bilinguisme, l’équité et la diversité et l’emploi;
  • établir la politique opérationnelle pour tous les programmes gérés par le Collège;
  • assumer la responsabilité de maintenir la présence du Collège sur le Web et les médias sociaux, de la stratégie de communication et de l’exécution des relations avec le public, les intervenants et la profession, y compris diverses formes de consultation.
Les Comités des enquêtes et de la discipline sont responsables de leurs rôles décrits dans la Loi et dans les politiques qu’ils adoptent. Le Comité des candidatures et de gouvernance assiste le conseil d’administration en s’acquittant du rôle qui lui est dévolu en ce qui concerne les nominations au conseil et aux comités et la tenue d’élections pour les postes au conseil. Le Comité de vérification et des finances aide le Conseil d’administration en examinant les budgets, les plans financiers et les analyses des risques de la direction. Le Comité d’inscription entend les appels des inscrits, des stagiaires et des titulaires de permis qui ne sont pas d’accord avec une décision du registraire. Le Conseil d’administration supervise le fonctionnement du Collège, approuve les plans stratégiques, les plans d’activités et les budgets, évalue son rendement et celui des comités, examine les rapports décrivant la mesure dans laquelle les programmes du Collège atteignent les résultats souhaités, nomme et supervise le PDG et évalue son rendement. En bref, le Conseil veille à ce que le Collège « protège l’intérêt public ». Qu’est-ce que cela signifie de protéger l’intérêt public? Ce mandat comporte deux volets importants. D’abord, le Collège doit veiller à ce que les agents soient compétents et qu’ils fassent preuve d’éthique dans la prestation de leurs services. Cela protège le public qui utilise ces services. Deuxièmement, le Collège veille à ce que, dans la prestation de ses services, la profession maintienne le système qui protège les droits de propriété intellectuelle. Il y parviendra en assurant la continuité des compétences, en encourageant l’innovation dans la prestation des services d’agents des brevets et des marques de commerce et l’exploitation des programmes de propriété intellectuelle du gouvernement, la promotion de l’équité et de la diversité au sein de la profession et la promotion des programmes qui rendent les services de PI accessibles aux innovateurs canadiens. Ensemble, ces assurances favorisent la réputation de la profession et du Collège comme digne de confiance et de respect.

3. Description détaillée des rôles

Dans cette section, on décrit en détail les rôles des différents acteurs du Collège.

3.1 Qui formule les politiques?

Le Conseil d’administration du CABAMC a déterminé qu’il sera un conseil des politiques. Son autorité et ses principales fonctions sont précisées dans les règlements administratifs et peuvent être résumées comme suit : il formulera des décisions de politique qui dirigent l’organisation, le PDG et ses comités.

On utilise le terme « politiques » pour désigner différents types de documents, adoptés par différents organismes au sein du Collège.

Politiques du Conseil

Les orientations politiques consisteront le plus souvent à formuler un résultat qui nécessitera des ressources pour atteindre un objectif particulier. Ensuite, le Conseil d’administration surveille le Collège pour en assurer la conformité par rapport à ces politiques et à la réalisation de ces objectifs et résultats. Les politiques de gouvernance guident le fonctionnement du Collège. Certaines politiques – comme les objectifs réglementaires – fixent les objectifs du Collège.

Voici des exemples de politiques du Conseil d’administration qui fixent certains des objectifs réglementaires :

« Protéger les utilisateurs des services de brevets et de marques de commerce. »

Les normes réglementaires fournissent des orientations générales qui guident le fonctionnement du Collège, notamment :

« Le Collège formule clairement son objectif et fait preuve d’ouverture et de transparence dans tous les processus : il publie ses exigences réglementaires, ses directives, ses politiques, ses processus et ses décisions, fournit des renseignements précis et accessibles sur ses titulaires de permis et fait état de son rendement etde ses résultats. »

D’autres exemples de ce genre se trouvent dans les objectifs réglementaires, les normes et les principes, les buts et objectifs stratégiques et les valeurs organisationnelles énoncées après la première série de planification stratégique. Le Conseil d’administration établit également d’autres politiques, comme celles qui ont trait à la gouvernance et aux finances. Un exemple de modèle pour l’établissement de politiques par le Conseil d’administration en établissant un programme d’admission figure à l’annexe 2.

Politiques relevant du PDG/registraire

Le PDG/registraire veille à la conformité des politiques aux règlements administratifs et aux politiques du Conseil d’administration ou à leur promotion. Il peut s’agir de politiques administratives (comme les politiques en matière de ressources humaines ou celles liées à l’utilisation des ressources informatiques), ou de politiques liées à la conception et à l’exploitation d’un programme particulier. Par exemple, une politique de programme pourrait décrire un programme d’évaluation des stagiaires, y compris son fonctionnement, ses objectifs, les moyens d’atteindre ces objectifs, les limites, les objectifs de rendement, etc.

Les politiques publiées contiennent des procédures ou une description détaillée des étapes à prendre pour la réalisation d’un processus opérationnel du Collège, comme des mesures à prendre pour s’inscrire aux examens d’entrée, pour devenir stagiaire ou titulaire de permis ou pour renouveler un permis annuellement.

Les procédures décrivent ce qui doit être fait, dont les mesures détaillées. Les étapes peuvent être exécutées par une personne à l’intérieur du Collège, comme un employé, ou par une personne à l’extérieur de l’organisation, comme un titulaire de permis, un stagiaire ou un plaignant. Étant donné que les procédures sont opérationnelles, leur établissement relève de l’autorité du PDG/registraire. Les processus et les procédures sont toujours requis pour se conformer aux règlements ou y être assujettis.

Il peut y avoir des ambiguïtés quant à savoir si une politique relève adéquatement du PDG/registraire ou du Conseil d’administration. Bien que, sur une analyse purement technique, celui-ci soit libre de formuler toute politique qui s’inscrit dans le cadre de politique déjà défini par le Conseil d’administration, le PDG peut souhaiter informer le Conseil de la politique qu’il planifie adopter ou l’en informer une fois que la décision sera prise. Le défi consiste à ne pas imposer des détails administratifs au Conseil ou de l’inviter à participer aux opérations, tout en reconnaissant que ce que le PDG ou registraire considère comme un élément administratif peut être considéré par d’autres comme un élément important ou un changement d’orientation.

3.2 Le rôle du Conseil d’administration

Les quatre directeurs nommés du Conseil sont nommés par le ministre4. Ils ne peuvent pas être titulaires de permis. Les directeurs élus parmi les titulaires de permis ne sont pas autorisés à être membres d’une organisation qui défend les agents de brevets ou de marques de commerce. Le mandat des directeurs est de trois ans, tandis que celui des directeurs nommés est à la discrétion du ministre.

Les règlements administratifs du CABAMC, édictés par le Conseil d’administration, prescrivent les rôles et les responsabilités du Collège. Ils sont résumés ici à des fins explicatives. Consultez-les, car il s’agit des versions faisant autorité. La plupart de ces exigences sont réalisées avec l’aide, le soutien et les conseils du PDG/registraire : Superviser l’organisation
  1. nommer un PDG et donner des directives claires pour son travail et le superviser, en fonction des attentes établies en matière de rendement, de la planification de la relève et de l’examen périodique et régulier du rendement;
  2. surveiller le rendement du Conseil et du comité, déterminer la nature de l’évaluation du Conseil et s’assurer qu’elle a lieu au moins une fois par année;
  3. s’assurer que le PDG a l’intention de corriger les écarts par rapport aux normes de rendement du personnel;
Déterminer la politique réglementaire
  1. adopter des objectifs réglementaires, des normes réglementaires et des principes réglementaires;
  2. déterminer la fréquence de l’examen des politiques, y compris une évaluation de leur succès, et s’assurer que les examens sont effectués;
Gouvernance
  1. assurer une gouvernance efficace par des politiques de gouvernance liées à son travail et à son évaluation du rendement organisationnel et de l’engagement en matière de planification de la relève;
  2. élire le président et le vice-président;
  3. en collaboration avec le PDG, établir une vision d’avenir pour le Collège et des politiques et des plans, y compris un plan stratégique, liés à l’efficacité et à la qualité des règlements et des programmes;
  4. créer des comités ou des groupes de travail du Conseil d’administration pour aider ce dernier à exécuter les travaux;
  5. élaborer des précisions de compétence pour les membres du Conseil, préciser le processus pour les personnes élues à partir des titulaires, y compris la surveillance, et collaborer avec le gouvernement du Canada à la nomination des membres du Conseil;
Supervision des finances
  1. assurer la gérance des ressources du Collège :
    1. assurer une planification opérationnelle et financière efficace;
    2. approuver les plans d’activités annuels, les budgets de fonctionnement et d’immobilisations;
    3. fixer les frais,
    4. surveiller le rendement financier;
    5. superviser un audit financier indépendant et approuver les états financiers audités;
Surveillance
  1. surveiller et commenter les risques réglementaires et opérationnels pour le Collège, et veiller à ce que les décisions et les politiques mettent l’accent sur la gestion et l’atténuation des risques de dommage pour le public;
  2. superviser l’efficacité des relations et de l’engagement des intervenants internes et externes;
  3. surveiller le respect de toutes les exigences juridiques du Collège, du PDG et du Conseil d’administration;
  4. surveiller les opérations au moyen de rapports provenant du PDG ou d’autres intervenants qui décrivent la conformité aux politiques;
  5. surveiller la mesure dans laquelle le PDG atteint les critères de rendement établis pour les opérations;
  6. surveiller la mesure dans laquelle les objectifs organisationnels sont atteints, y compris les résultats souhaités ou précisés;
  7. décider quand effectuer des audits de conformité et ce qui peut en faire l’objet (non seulement financières, mais également la conformité du PDG et d’autres personnes aux politiques);
Divers
  1. s’occuper des questions confiées en vertu de la Loi et les règlements administratifs, ainsi que celles attribuées par le ministre;
  2. entreprendre toute autre question que le Conseil d’administration estime nécessaire pour atteindre les objectifs du Collège.
L’annexe 2 contient un prototype de calendrier annuel des sujets à examiner par le Conseil d’administration. Le président du Conseil est élu parmi les directeurs. Normalement, ceux-ci président toutes les réunions, à moins d’être occupés ou d’avoir un conflit d’intérêts, collaborent avec le PDG pour établir des ordres du jour, agissent à titre de lien clé entre ce dernier et le Conseil d’administration (sans fonction de supervision du PDG) et sont responsables de la réalisation de l’évaluation du PDG chaque année. À l’occasion, le président parle au nom du CABAMC et du Conseil d’administration et est, avec le PDG, une ressource pour les membres du Conseil.

3.3 Les rôles du PDG et du registraire

Le PDG et le registraire sont responsables de la gestion, des opérations et de la prise de décisions réglementaires initiale. Les règlements administratifs précisent leur mandat.

Le PDG

Le PDG exerce les fonctions et remplit les obligations normalement associées à ce type de poste, notamment :

Administration

  1. gérer, coordonner et maintenir les opérations, l’administration, les finances et l’organisation du Collège;
  2. mobiliser et superviser les employés, les agents et les entrepreneurs du Collège, et les diriger et superviser;
  3. formuler et gérer les normes de service à la clientèle;
  4. établir les conditions de délégation des pouvoirs du registraire;

Soutien technique

  1. conseiller et aider le Conseil d’administration à mettre en œuvre et évaluer les activités réglementaires du Collège;
  2. tenir le Conseil au courant de l’évolution de la réglementation professionnelle;
  3. proposer des mesures au Conseil d’administration pour la présentation de rapports sur la conformité et faire rapport sur l’atteinte des objectifs et des résultats réglementaires;
  4. aider le président du Conseil à élaborer le programme et les priorités du Conseil;
  5. veiller à ce que des ressources soient disponibles pour organiser les réunions du Conseil et effectuer des procès-verbaux;

Juridique

  1. exécuter les documents au nom du Collège;
  2. s’assurer que le Conseil se conforme à la Loi et aux règlements administratifs et aux politiques qui le concernent;
  3. assurer le respect des lois telles que la protection des renseignements personnels, l’accès à l’information et le bilinguisme;

Administration des programmes

  1. formuler des processus de gestion des procédures opérationnelles (adoption, conservation et modification);
  2. déterminer les exigences en matière d’assurance pour les titulaires, qui peuvent différencier différentes catégories de pratique;
  3. déterminer les normes de pratique pour les titulaires de permis;
  4. déterminer les niveaux appropriés de transparence liés aux opérations réglementaires individuelles du Collège et aux processus opérationnels;

Rapports sur la gestion du rendement

  1. mesurer le respect des politiques et des lois et l’atteinte des objectifs et des résultats et en faire rapport au Conseil d’administration;
  2. proposer et effectuer des examens internes et externes des opérations et des réalisations;

Gestion des risques

  1. s’assurer que les risques sont gérés, tant pour l’organisation que pour les titulaires de permis réglementés, ce qui comprend toutes les formes d’assurance requises pour l’organisation;

Communications

  1. assurer la communication avec toutes les parties prenantes;

Leadership

  1. diriger le Collège;

Divers

  1. s’acquitter des fonctions et des responsabilités conférées par la Loi, le Règlement, les règlements administratifs et les politiques et procédures approuvés par le Conseil d’administration;
  2. donner effet aux orientations de politique établies par le Conseil;
  3. assigner d’autres fonctions et obligations au Conseil d’administration;
  4. effectuer des rapports périodiques au Conseil sur d’autres questions, au besoin;
  5. faire rapport au ministre, conformément à la Loi.

Le registraire

Le registraire s’acquitte des fonctions et des responsabilités conférées par la Loi, le Règlement, les règlements administratifs et les politiques approuvés par le Conseil ou le PDG. Pour appuyer les objectifs, les normes et les principes réglementaires, le registraire établit des politiques, des procédures et des formulaires réglementaires pour tous les programmes pertinents, qui sont appelés « politiques du registraire ».

3.4 Comités

Il existe trois types de comités :

Comités du Conseil

Le Conseil peut établir des comités ou des groupes de travail, fixer leur mandat, nommer des membres et fixer la durée de leur mandat. Il peut s’agir de comités permanents du Conseil ou de comités créés à des fins précises (et généralement pour un délai précis). En date du présent document, les comités prévus du Conseil d’administration sont le Comité de vérification et des risques, le Comité des candidatures et le Comité d’inscription.

Comités du PDG

Le PDG peut également former des comités ou des groupes de travail qui le soutiennent ou qui aident le personnel dans leur travail. Il peut s’agir d’experts en la matière ou peut-être de conseillers d’autres organismes de réglementation ou d’autres pays. Les comités de consultation mis sur pied par le PDG offrent une excellente occasion de faire participer les intervenants à divers enjeux qui sont au cœur du succès du Collège. À la date du présent document, les seuls groupes prévus sont ceux qui aideront à élaborer un profil de compétences pour les agents de niveau d’entrée, et un pour la formulation de conseils par rapport à l’examen d’entrée. Aucun de ces groupes n’a encore été créé.

Comités réglementaires obligatoires

Il s’agit notamment du Comité des enquêtes et du Comité de discipline établis par l’article 21 de la Loi. Ils sont nommés par le Conseil, qui choisira les membres de comité en fonction des compétences formulées. Les membres des Comités des enquêtes et de discipline doivent être composés d’une majorité de personnes qui ne sont pas des titulaires de permis.

Le président du Comité des enquêtes peut ordonner à un groupe d’un ou de plusieurs membres du Comité d’examiner une plainte déposée par le registraire. Le groupe étudiera la question conformément à la Loi. Si le comité estime que la plainte d’inconduite ou d’incompétence professionnelle est fondée, il doit renvoyer la question au Comité de discipline.

Les membres du Comité de discipline siégeront dans des groupes composés d’un à trois membres, comme l’a décidé le président. En vertu de la Loi, ils sont tenus de tenir une demande d’audience. La Loi énonce les procédures, aux articles 51 à 58, ainsi que les dispositions d’appel devant la Cour fédérale. Des détails supplémentaires du processus sont présentés dans les règlements administratifs.

4. Portée des décisions réglementaires du PDG/registraire

Presque tous les travaux transactionnels du Collège sont effectués par le personnel. Dans le cadre de ce travail, ils (ou le personnel ou les entrepreneurs qui relèvent d’eux) prennent différents types de décisions réglementaires. Certaines de ces décisions concernent la façon dont le travail sera exécuté – processus, formulaires, délais, etc. – tandis que d’autres concernent des personnes. Les règlements administratifs établissent certaines exigences en lien avec le processus décisionnel du registraire.

4.1 Décisions du registraire

Le registraire prend des décisions réglementaires sur ce qui suit :

  • les titulaires de permis ou les demandeurs individuels, qui peuvent avoir une incidence sur le statut de la personne. Cela comprend l’admission, la conformité continue, les renouvellements annuels et les enquêtes, plaintes ou expressions de préoccupation;
  • le traitement des enquêtes et des plaintes;
  • l’établissement de procédures pour les transactions réglementaires, y compris les processus requis, les formulaires et les documents justificatifs, ainsi que les échéanciers ou les délais requis.

Les deux types de décisions seront circonscrits par les décisions stratégiques du Bureau, y compris les objectifs réglementaires, les normes et les principes, et les règlements administratifs. Les décisions doivent également être conformes aux obligations réglementaires et de common law. Les principes décisionnels sont particulièrement importants pour toutes les décisions du registraire, car ils créent un ensemble de questions que le registraire doit examiner pour déterminer les questions en vertu des règlements administratifs.

Dans le cours normal de l’exploitation d’un organisme de réglementation, les titulaires de permis et les demandeurs peuvent se sentir affectés par une disposition de loi, un règlement administratif ou une politique. Il s’agit par exemple de l’omission de payer une redevance ou une autre somme d’argent due au Collège ou de présenter une demande à temps ou selon la forme requise, ou l’échec à un examen. Ces manquements peuvent être d’ordre technique (comme l’échec d’effectuer une démarche à temps) ou substantiel (le fait de ne pas passer un examen ou une autre évaluation des compétences).

4.2 Décisions du PDG

Les candidats, les titulaires de permis et leurs agents peuvent communiquer avec le Collège.

Le PDG/registraire et le personnel traiteront ces situations de manière à être utilise, respectueux et réceptif. Dans la mesure du possible, sans affaiblir l’incidence du processus réglementaire pertinent, on habilitera le personnel à régler les questions.

Dans certaines de ces situations, un processus d’appel précis sera en place (par exemple, lorsqu’un demandeur conteste la notation d’un examen ou d’une évaluation). S’il n’existe pas de processus précis, le PDG fournira également un processus interne pour traiter les résultats contestés au fur et à mesure que des questions se présentent. Ce processus interne sera également offert pour réexaminer une situation dans laquelle le PDG ou le personnel a pris une décision concernant une question et l’a communiquée. Le PDG publiera le processus et la façon d’y accéder, et le personnel chargé de ces situations en avisera les demandeurs et les titulaires de permis. Ces résolutions seront conformes aux objectifs, normes et principes réglementaires. Cet appel interne s’ajoute à l’appel adressé, par exemple, au Comité d’inscription.

Le PDG formulera des normes de service à la clientèle qui traitent de la rapidité des réponses et des résolutions, et de la nature des réponses du personnel. On disposera également de normes en matière de documentation afin de conserver un dossier approprié. Comme le personnel doit faire preuve de respect dans ses communications et ses actions à l’égard des titulaires de permis et d’autres personnes, il doit en être de même pour les personnes qui traitent avec le Collège. Le personnel et le PDG/registraire peuvent refuser de traiter avec une personne qui est abusive.

On disposera de ressources pour aider le PDG à prendre ce genre de décisions réglementaires, y compris des experts en la matière, des conseillers juridiques, un médiateur externe et des experts d’autres organismes de réglementation.

4.3 Secteurs de décision des politiques et des processus

PolitiqueResponsabilité principale
ComptabilitéPDG
Paiement des frais et renouvellement du permisPDG
Tenue des registres des agents de brevets et de marques de commerceRegistraire, sous réserve de la loi
Gestion des risquesPDG sous la supervision du Conseil et du Comité de vérification et de gestion des risques
Protection de la vie privée et questions connexesPDG, sous réserve des lois pertinentes
Politiques de ressources humainesPDG
Politiques technologiques, y compris l’utilisation et la sécurité des donnéesPDG
Politiques sur les voyagesPDG
Admissions – à la fois ce qui est évalué, et comment les normes d’admission sont évaluéesLe Conseil prend des décisions politiques de haut niveau.   Le registraire décide des politiques d’administration des processus, des formulaires et de la documentation requise, des politiques d’évaluation et des niveaux de réalisation individuels.
Processus opérationnels pour l’adoption et la modification des politiques du PDG ou du registrairePDG
Traitement des plaintesRegistraire, sous réserve des politiques des comités, de la Loi et des règlements administratifs
Conformité aux exigences de déclaration du titulaire de permis, comme les renseignements d’admission, la tenue à jour des adresses, une formation professionnelle continue, etc.Registraire
Instructions d’exploitation pour les programmes de réglementation [cela donne des précisions sur les programmes futurs, comme les audits sur la pratique et des démarches semblables]PDG
Processus d’arbitrageRegistraire, sous réserve de la Loi, des politiques du Conseil, des règlements administratifs et des politiques du Comité
Processus d’appel des décisions du PDG ou du personnelPDG pour les appels internes; Comité de l’inscription pour les décisions en la matière
Normes relatives à la pratiquePDG
Pratique non autoriséeÀ déterminer
Normes en matière d’éthiqueConseil
Principes d’application des normes éthiques (et des normes d’admission?)Conseil
Gouvernance – y compris la façon dont le Conseil fonctionne, le Conseil en soi, les comités législatifs, les mandats, les membres et la rémunération du Conseil. . .Conseil, règlements administratifs

4.4 Attentes du PDG dans la prise de décisions politiques

Le PDG doit rendre les décisions relatives aux politiques et aux processus défendables du point de vue juridique et du point de vue de la gestion des risques, et réalisables. Il doit considérer les objectifs, les normes et les principes réglementaires, et s’y conformer.

Il n’y a pas de formule pour déterminer comment élaborer ces politiques et ces processus, mais il y a des options et des « ingrédients » pour le faire. Celles-ci comprennent ce qui suit :

  • Proportionnalité – Quel processus ou quelle politique cherche-t-on à atteindre, et quel est le moyen le moins intrusif et le moins coûteux de le faire?
  • Y a-t-il des options qui devraient être envisagées dans le cadre d’autres travaux du Collège ou d’autres organismes de réglementation?
  • Quelles sont les contraintes légales sur la décision? L’éventail d’options est-il limité par la loi? Existe-t-il des résultats plus ou moins risqués du point de vue juridique? Quelles mesures ont été prises pour identifier et résoudre les problèmes juridiques?
  • Consultation. En ce qui concerne l’élaboration de politiques qui ont une incidence sur la profession ou le public, le Collège s’engage à mener des consultations appropriées, dans un esprit d’ouverture et de transparence. On se posera les questions suivantes :
    • Quelle sorte de consultation a-t-on menée au sujet de la recommandation de politique?
    • La consultation a-t-elle été menée auprès de la collectivité professionnelle, d’autres organismes de réglementation ou d’experts?
    • La consultation a-t-elle été transparente?
    • La consultation est-elle proportionnelle à l’impact sur la profession, le Collège et le public, en termes de coût, de complexité et de réputation?
    • Quels sont les résultats et les produits livrables attendus de la consultation?
    • De quelle façon les résultats de la consultation sont-ils reflétés dans la politique proposée en fin de compte?
  • Quel genre de processus de gestion du changement est proposé?

On reconnaît la prévalence de la résistance au changement; toutefois, on est déterminé à collaborer avec les intervenants au moment où on élabore, met en œuvre et modifie des politiques et des programmes afin d’assurer l’efficacité en tant qu’organisme indépendant de réglementation de l’intérêt public. On s’attend à ce que le PDG ait la compétence pour prendre des décisions qui fassent honneur au Collège, qu’il considère les objectifs, les normes et les principes réglementaires et qu’il soit, dans la mesure du possible, accepté par les titulaires de permis, les demandeurs et les autres intervenants.

Le PDG peut incorporer diverses ressources dans la prise de ces décisions de politiques et de processus, notamment :

  • des experts en la matière issus de la profession;
  • des experts en la matière issus d’autres professions;
  • des conseillers juridiques;
  • des conseillers techniques d’autres domaines, notamment (par exemple) des éducateurs, des psychologues comportementaux, des experts d’administration d’examens et d’évaluation, des experts-conseils en planification stratégique, des conseillers en gestion du changement, des conseillers en protection de la vie privée et des conseillers en gestion du risque;
  • des dirigeants et du personnel d’autres organismes de réglementation;
  • des protecteurs des consommateurs;
  • le PDG a mis sur pied des comités consultatifs.

Le Collège ne s’attend pas à ce que le PDG connaisse toutes les réponses, mais il devrait être capable de trouver les personnes qui peuvent aider à trouver de bonnes réponses.

4.5 Prise de décision de l’arbitre

Les arbitres prennent des décisions concernant les admissions (en appel du registraire), les plaintes et les questions disciplinaires, et d’autres questions qui n’ont pas encore été définies. Ces décisions seront prises d’une manière conforme aux objectifs, normes et principes réglementaires, à un code de conduite de l’arbitre5, à la Loi, au Règlement, aux règlements administratifs et aux règles de procédure pertinentes. Les arbitres devront suivre une formation appropriée ou fournir des justificatifs d’identité démontrant qu’ils sont compétents pour agir dans ce rôle avant d’être nommés à un comité d’arbitrage. Le Collège fournira des conseils juridiques aux décideurs responsables des enregistrements et des mesures disciplinaires, en plus des conseils fournis par son personnel.

Annexe 1 : Plan annuel du programme du Conseil

Ce plan est établi par trimestre. Il peut y avoir plus d’une réunion dans un trimestre.

Le Conseil établit des politiques de gouvernance et d’autres politiques qui régissent les activités du Collège.

À chaque réunion, le PDG fait rapport sur l’état de la mise en œuvre des politiques, les écarts par rapport aux politiques, les niveaux de service et les obligations légales.

En plus de ce qui est exposé ici, il peut y avoir des points au programme traitant d’enjeux d’actualité, comme :

  • l’élaboration de nouveaux programmes;
  • les questions de politique par rapport aux programmes existants;
  • les changements pertinents dans l’environnement opérationnel canadien;
  • les nouvelles pertinentes dans les programmes de réglementation au Canada ou ailleurs.

Le PDG rend régulièrement compte du fonctionnement et de l’atteinte des objectifs d’un ou de plusieurs programmes sélectionnés, de sorte que le Conseil est informé de chaque programme au moins une fois par période de 24 mois. Dans les premières années d’exploitation, un calendrier à fréquence accrue peut être établi.

Le PDG fait également rapport sur les politiques de gouvernance du Conseil et propose des modifications au besoin. Cette tâche sera exécutée selon un calendrier qui permet au Conseil d’administration d’être informé de chaque politique au moins une fois tous les 24 mois. Le Conseil peut exiger une augmentation de la fréquence des rapports, si cela est nécessaire.

Même si les rapports ne feront pas partie des programmes du Conseil, le PDG fournira au Conseil un rapport opérationnel mensuel d’ensemble, en s’assurant de prendre le temps nécessaire à chaque réunion pour répondre aux questions.

T1

  • Rapport du PDG sur les réalisations au cours de l’exercice précédent, en fonction du plan d’activités et du budget
  • Rapport du PDG sur les réalisations des objectifs de politique pour l’exercice précédent
  • Rapport d’exception du PDG, décrivant les écarts par rapport aux politiques, aux niveaux de service ou aux obligations légales
  • Rapport financier du T1 du Comité de vérification et des risques
  • Rapport du PDG sur certains programmes
  • Rapport du PDG sur certaines politiques de gouvernance du Conseil
  • Rapport du PDG sur les relations avec les intervenants, y compris le gouvernement et la collectivité professionnelle
  • Rapport du Comité de gouvernance contenant des recommandations visant à renouveler les nominations aux comités après un examen du travail et du rendement de l’exercice précédent, et des plans proposés pour l’exercice à venir

T2

  • Le Conseil rencontre les auditeurs et approuve le rapport de vérification financière.
  • Le Conseil nomme des auditeurs pour le prochain exercice.
  • Discuter des priorités pour l’exercice à venir, dans le contexte a) des priorités, b) des plans (stratégiques) à long terme, et c) des changements pertinents dans l’environnement opérationnel et dans la réglementation partout dans le monde.
  • Rapport d’exception du PDG, décrivant les écarts par rapport aux politiques, aux niveaux de service ou aux obligations légales
  • Rapport sur l’évaluation du rendement du PDG et recommandation en matière de rémunération
  • Rapport financier et de risques du T2 du Comité de vérification et des risques.
  • Rapport du PDG sur certains programmes
  • Rapport du PDG sur certaines politiques choisies du Conseil
  • Le PDG remet une copie du rapport annuel au ministre.

L’assemblée générale des membres aura également lieu au deuxième trimestre (T2), et les directeurs nouvellement élus commenceront leur mandat après cette réunion.

T3

  • Décision relative au plan d’activités comme base du budget
  • Rapport d’exception du PDG, décrivant les écarts par rapport aux politiques, aux niveaux de service ou aux obligations légales
  • Rapport sur les évaluations du Conseil et des comités
  • Rapport financier du T3 du Comité de vérification et des risques
  • Rapport du PDG sur certains programmes
  • Rapport du PDG sur certaines politiques choisies du Conseil
  • Rapport du PDG sur les relations avec les intervenants, y compris le gouvernement et la collectivité professionnelle

T4

  • Plan d’activités, budget et frais pour une décision finale
  • Établissement de la date pour l’assemblée générale annuelle
  • Rapport d’exception du PDG, décrivant les écarts par rapport aux politiques, aux niveaux de service ou aux obligations légales
  • Rapport financier et de risques du T4 du Comité de vérification et des risques.
  • Rapport du PDG sur certains programmes
  • Rapport du PDG sur certaines politiques choisies du Conseil
  • Rapport du directeur général sur les politiques de relève du personnel
  • Rapport du Comité des candidatures et de gouvernance, y compris les prochaines élections et nominations au Conseil, et les nominations aux comités

Programmes faisant l’objet de rapports :

  1. les admissions et les inscriptions;
  2. les plaintes et les mesures disciplinaires;
  3. les assurances;
  4. l’aptitude continue;
  5. l’assurance de la qualité et les compétences professionnelles continues
  6. la gouvernance, y compris les élections et les nominations au conseil d’administration et les nominations aux comités.
  7. l’élaboration de normes de pratique et la formulation de conseils.

Annexe 2 : Un exemple du fondement de politique pour un programme du Collège

Le principe de gouvernance du Collège est que le PDG offre des programmes. Le Conseil définit la politique pertinente pour les programmes (un exemple est présenté ci-dessous). Le PDG élabore et exécute le programme, et rend compte au Conseil d’administration de son déroulement et de la façon dont le programme a atteint les objectifs pertinents. Outre les statistiques opérationnelles et les descriptions produites par le personnel, ces rapports peuvent comprendre des rapports d’évaluation externes et des enquêtes auprès des utilisateurs ou d’autres personnes. Aux termes des normes réglementaires du Collège, le PDG met à profit son expertise et ses ressources pour que les programmes atteignent les objectifs souhaités d’une manière acceptable pour les utilisateurs et abordable pour le Collège et les utilisateurs.

Conformément aux autres attentes du Collège, les programmes devraient également être admirés pour leur excellence.

Par exemple : le Programme d’admission est une activité clé du Collège qui assure la compétence des nouveaux agents sur le plan professionnel.

Les objectifs réglementaires correspondent aux objectifs de haut niveau d’un programme d’admission :

  • il protège les utilisateurs des services de brevets et de marques de commerce;
  • il permet de s’assurer que les titulaires de permis fournissent des services de brevets et de marques de commerce de façon éthique et compétente;
  • il favorise l’équité, la diversité et l’inclusion dans la profession d’agent de brevets et de marques de commerce et dans la prestation des services de brevets et de marques de commerce.

Les normes réglementaires parlent également des objectifs du Collège :

  • maintenir des normes pour la prestation éthique et compétente des services de brevets et de marques de commerce et les faire respecter;
  • maintenir des normes de pratique à jour pour les titulaires de permis et fournir des conseils pour leur application;
  • maintenir des normes en matière d’éducation, de formation et d’aptitude afin de s’assurer que les programmes d’admission du Collège produisent des stagiaires compétents qui répondent à ses exigences d’enregistrement. [RO6]

Voici la description de la façon de faire des affaires du Collège :

  • Le Collège formule clairement son objectif et fait preuve d’ouverture et de transparence dans tous les processus, publie ses exigences réglementaires, ses directives, ses politiques, ses processus et ses décisions, fournit des renseignements précis et accessibles sur ses titulaires de permis et fait état de son rendement et de ses résultats.
  • Il énonce clairement les objectifs d’intérêt public qu’il cherche à atteindre dans ses politiques.
  • Il applique ses politiques selon des principes, proportionnellement, équitablement et efficacement, en tenant compte des décisions expliquées, y compris leur justification pour l’intérêt public.
  • En élaborant des politiques et en faisant progresser ses objectifs, le Collège obtient au besoin des conseils d’experts, effectue des recherches pertinentes aux questions à l’étude, consulte les intervenants intéressés et collabore avec eux.

Dans l’ensemble, cela signifie que le Programme d’admissions a pour mandat d’être transparent, fondé sur des normes de compétence et d’éthique publiées, pas compliqué ou coûteux au point de constituer un obstacle déraisonnable à l’entrée au Collège, et le meilleur en classe, fondé sur la nécessité de solliciter et de formuler des conseils d’expert. Il doit également jouer un rôle central dans le cadre de l’objectif du Collège de promouvoir l’équité et la diversité dans la profession et les moyens pour ce faire doivent être articulés et mesurables.

L’énoncé de politique qui sous-tend le Programme d’admission peut incorporer ces normes par référence et peut être succinct :

  • Le Collège réalisera un programme d’admission et d’inscription qui permettra aux stagiaires qui accèdent à la profession en tant qu’agents de brevets et de marques de commerce de démontrer a) une compétence professionnelle de niveau d’entrée qui est fondée sur des énoncés de compétences et des techniques d’évaluation appropriés et défendables et b) un bon caractère et une bonne aptitude.

Cette « politique » élaborée par le Conseil d’administration et le personnel du Collège servira à la formulation d’« instructions » du PDG/registraire pour élaborer et créer un programme et de faire rapport au Collège sur la mise en œuvre de la politique et des objectifs, normes et principes réglementaires pertinents. Des caractéristiques révélées par ces rapports peuvent être modifiées si le Conseil estimait que cela est nécessaire.

Annexe 3 : Les quatre premières années

Le Conseil d’administration a l’intention d’être tourné vers l’avenir dans le cadre de ses activités, et cette façon de faire a commencé. Il reste encore beaucoup de travail à faire pour créer un nouvel organisme de réglementation, et cela prendra quelques années. Jusqu’à présent, les discussions ont abouti aux sujets suivants :

Le travail
Calendrier approximatif
 
Trouver la meilleure façon d’exploiter un organisme de réglementation au 21e siècle qui opère partout dans le pays. Élaborer des mécanismes de consultation efficaces pour bien comprendre les répercussions des mesures réglementaires proposées. Parmi les questions précises à aborder, il est important de mentionner l’assurance responsabilité, le perfectionnement professionnel continu et les services gratuits obligatoires.
 
Environ 2 ans – En 2021 et 2022
Mettre à jour le programme d’admission et d’inscription du Collège, y compris un nouvel outil des postes d’entrée, la formulation des compétences professionnelles des postes d’entrée et la considération d’un régime officiel d’études et de formation.
Jusqu’à 3 ans – De 2021 à 2023
Élaborer le programme des enquêtes et de la discipline relatif aux plaintes et veiller à ce que tout fonctionne sans heurt, avec la participation de décideurs bien formés. La question de la co-réglementation des titulaires devra être abordée.
Environ 2 ans – En 2022 et 2023
Établir toutes les parties du processus de renouvellement annuel, y compris les paiements, et fournir des renseignements
Environ 2 cycles après le premier – De 2021 à 2023
afin de mieux comprendre les données démographiques et le contexte de pratique de la profession.
 
Déterminer la façon optimale de protéger l’intérêt public par l’assurance responsabilité civile professionnelle obligatoire.
De 2 à 3 ans – De 2021 à 2023
Sur la base de ce qui a été appris sur les données démographiques de la profession et de la recherche sur la demande de services de PI, élaborer une stratégie pour accroître la diversité et assurer un approvisionnement suffisant en agents de PI. Entamer la mise en œuvre de cette stratégie.
Environ 3 ans – De 2022 à 2024
Lancer la discussion sur l’innovation dans le domaine des agents de PI, sur les mesures que le Collège peut prendre pour soutenir et encourager l’innovation dans le travail des agents de PI et dans la protection de la PI, et élaborer une stratégie sur cinq à dix ans.
2022 et 2023
Élaborer et mettre en œuvre un programme visant à assurer une compétence continue et une aptitude continue à exercer la profession.
2 ans, à partir de 2022
Élaborer un programme de services d’agents à faible coût ou sans frais pour les personnes dans le besoin.
Environ 2 ans, en 2023 et 2024

1. Politiques réglementaires (y compris l’enregistrement, les enquêtes, la discipline, l’assurance de la qualité, le perfectionnement professionnel), politiques opérationnelles, politiques de gestion, politiques de gouvernance du Conseil (y compris les processus du conseil, les valeurs, les rôles, les relations avec le PDG, l’évaluation du PDG, du Conseil d’administration et des comités, la planification [stratégique et opérationnelle], la budgétisation, la gestion des risques, les relations externes [avec les intervenants et le gouvernement], consultations publiques et professionnelles

2. Environ le tiers de la collectivité professionnelle est composé d’avocats et est donc réglementé dans ce domaine. Le Collège reconnaît ce chevauchement et s’y attaquera pour éviter la confusion pour le public et les titulaires de permis, ou toute lacune dans la protection du public.

3. Article 6

4. Les règlements administratifs permettent au Collège, par l’entremise de son Comité des candidatures et de gouvernance, de conseiller le ministre sur les nominations au Conseil d’administration.

5. À élaborer